LE YOSEIKAN BAJUTSU
SPECIAL POLICE
Aplications dans les services de police et de gardiennage des arts martiaux japonais à cheval.

Français Nederlands English
Home Présentation Calendrier Historique Dîplomes/Brevets Programme Informations Liens Presse Liens Plan du site
Dernière mise à jour : dimanche 27 mars, 2005
Présentation
Calendrier
Historique
Dîplomes / Brevets
Programme
Informations
Articles de presse
Galerie photos
Liens
Brigade Equestre de la ville de Mons

Depuis 1996, Stany LEDIEU (Délégué Technique Mondial Yoseikan Bajutsu) enseigne le Yoseikan Bajutsu à la Brigade Equestre de la Police Urbaine de la Ville de Mons (B). En fait, c’est suite aux événements survenus à Liège le 28 novembre 1995 que le Commissaire en Chef de la Police de Mons, Monsieur Luc DEMOL, a fait appel aux services de Stany LEDIEU et de son équipe.

A l’origine.

Lors de ces événements de 1995 entre gendarmes et étudiants et enseignants, certains se souviennent encore de ces images où un gendarme, n’arrivant pas à remonter sur son cheval (mais que faisait-il à pied ?), se retrouve un pied à l’étrier, accroché à sa selle pendant une bonne dizaine de mètres avant de percuter une voiture en stationnant et d’être désarçonné de son « étrier » ! Le cheval continuant sa route pendant 12 km ( !) à travers la ville de Liège.

Ces images serviront longtemps les premiers élèves de Stany LEDIEU, et permettrons de mieux développer en situation réelle les techniques de monte à cheval sans étriers (Norikata). Si ce gendarme avait connu ces techniques à l’époque des faits, il n’aurait certainement pas fait la « Une » des journaux.

Mais surtout, ce qui a déclenché la collaboration entre la Police de Mons et le Yoseikan Bajutsu a tenu « à un fil ». Quand Stany LEDIEU fut contacté par Monsieur DEMOL, après quelques mises au point pratiques, une chose a décidé Stany LEDIEU : l’acceptation par le Commissaire DEMOL d’intégrer « la sangle d’attache d’étriers » présentée par Stany LEDIEU au harnachement officiel des policiers de la Brigade Equestre de la Police de Mons. Monsieur DEMOL, qui avait été Commandant d’Escadron à la Cavalerie de la Gendarmerie, connaissait l’harnachement officiel, et avait imposé un harnachement similaire pour la brigade montoise. La seule condition acceptée, naissait le Yoseikan Bajutsu Spécial Police. Mais nous reviendrons ultérieurement à cette fameuse « sangle d’attache d’étriers ».

Programme technique.

Il est bien évident que nos policiers ne tirent pas à l’arc, ni ne lancent de javelot. Mais cela arrive, c’est alors uniquement lors d’entraînement et dans un but pédagogique précis. L’arc ou le javelot apportant à ces professionnels modernes de l’équitation « militaire » un aspect ludique demandant néanmoins concentration. En outre, lors de tous ces exercices, Stany LEDIEU cherche toujours à travailler autant que possible, le cavalier et le cheval.

Techniques d’utilisation et de maniement du bâton de police. Plus long que celui d’un policier à pied, le bâton de police du policier-cavalier se rapproche en dimension du sabre utilisé en Bajutsu. Dès lors, un apprentissage de cette « arme » est donné au préalable avec des Tchôbo (sabre en bambou recouvert de mousse permettant un travail en toute sécurité, et pour le cavalier, et pour le cheval).
En réalité, peu de travail avec le bâton de police, pour la simple raison qu’en Belgique la loi est telle qu’il vaut mieux pour nos policiers ne pas faire usage de cette arme au risque d’avoir à se justifier (dans le meilleur des cas), ce qui n’est pas gagné d’avance.

Qu’en est-il alors du travail spécifique de ces policiers vous demanderez-vous ? Et bien, tout le reste, simplement. Enumérons quelques-unes de ces techniques et développons-les un peu :

  • Les techniques Norikata (ou techniques de monte à cheval sans utilisation des étriers). D’apparence ludique, ces techniques sont d’une importance capitale. A la lumière des images des événements de 1995, si nous avions vécu dans un monde plus impitoyable et non-civilisé, certainement ce gendarme, mis à terre au milieu des manifestants, n’aurait pas survécu car aux mains de « l’ennemi ». Heureusement, nous n’en sommes plus à cette époque, même si l’actualité quotidienne à travers le monde pourrait démentir ces propos, et nous ne sommes pas, dans nos pays tout au moins, à la limite de la guerre civile chaque jour. Toujours est-il que ces techniques de monte à cheval, pratiquées à l’arrêt, et aux 3 allures, permettent au cavalier de remonter sur son cheval dans toutes les situations (en principe). Cette connaissance de mouvements spécifiques apportent également une grande confiance au cavalier. Evidemment, il nous faut mettre l’accent sur l’aspect « sportif » de quelques techniques, car pratiquées au galop. Dans l’esprit de notre méthode, le cavalier ne doit pas mettre pied à terre dans ce genre de situation, et s’il le fait, ce sera volontairement, car il ne peut être désarçonné…
  • Les techniques Orikata (ou de descente de cheval sans utilisation des étriers). A quoi cela sert-il vous demandez-vous ? Simplement à gagner en rapidité, et à garder la « forme » évidemment (aspect tonique). Plus naturellement, ces techniques vous permettent d’être dans la seconde pied à terre quand la situation le réclame. Essayer un peu avec vos étriers ou par les méthodes classiques ! Pratiquées à l’arrêt et aux 3 allures également. Ces techniques permettent également de sauter sur en fantassin en mouvement.
  • Les techniques Jyo Tai Sabaki (ou techniques d’esquives, de buste et de corps). Inutile d’expliquer le pourquoi du comment, il vous suffit de penser aux projectiles et coups divers que doivent esquiver les policiers-montés en maintien de l’ordre.
  • Les techniques Tehodoki (ou techniques de dégagement). Où comment se libérer d’une saisie effectué par un assaillant à pied qui tente de vous désarçonner par exemple.
  • Les techniques de Kansetsu (ou clefs). Où comment immobiliser un assaillant à l’aide d’une clef. Une clef étant un mouvement travaillant sur l’axe de fonctionnement des articulations, en sens « contraire », cela provoquant une douleur telle qu’il est préférable pour celui qui subit la clef de « céder ». Le seuil critique franchit, l’indésirable risquerait la luxation ou la fracture. Efficace et dissuasif.
  • Les Atemis (ou coups portés). Un policier dans le cadre de ses missions et lorsqu’il rentre dans le cadre de la défense d’autrui ou de la légitime défense, est en droit de porter un coup. Le tout est de savoir comment, le but n’étant pas de blesser.
  • Les techniques d’embarquement. Comment emmener ou déplacer, éventuellement par la contrainte, un homme à pied lorsqu’on est assis sur son cheval. Le but étant de s’éloigner d’une situation dangereuse et de se retirer vers un endroit calme, ou à l’abri des regards, ou simplement pour conduire un target vers des collègues à pied en position reculée.
  • Les techniques de saisies. Assimilées et souvent préalables aux techniques d’embarquement. Comment « attraper » un target dans un groupe de manifestants ou de perturbateurs ? Comment saisir un individu qui prend la fuite ?
  • Techniques de menottages depuis la position à cheval. Sans mettre pied à terre donc.

Ces techniques sont parmi les plus courantes du programme spécifique en Yoseikan Bajutsu Spécial Police.
Naturellement elles sont combinées entre elles.

A titre d’exemples, voici quelques illustrations de scénarios d’entraînements :

  1. Lors d’une mission de maintien de l’ordre, le cavalier est saisi par un manifestant qui tente de le désarçonner --> Utilisation de la sangle d’attache dans le cadre de l’esquive ou de la parade. Technique de dégagement de la saisie et enchaînement avec une clef, donnant lieu à une technique de saisie, permettant l’embarquement de l’individu hors de la foule soit pour le remettre à une équipe de collègues à pied, soit pour procéder à un contrôle ou une arrestation (avec menottage depuis le cheval) de l’individu.
  2. Vol à l’arrachée. Poursuite du voleur par un policier, saisie, embarquement, arrestation. L’autre policier s’occupe de la récupération du sac et de la victime.
  3. Dispersion pacifique d’un groupe. Utilisation quasi exclusive du travail du cheval, avec ou sans utilisation de techniques d’embarquement.
  4. Intervention lors d’une bagarre. Arrêt des échanges de coups grâce au travail des chevaux, travail d’esquives possible, techniques de saisies, de clefs, préalables à l’embarquement et aux arrestations.

Ces quelques idées de scénari ne sont pas significatifs du travail de la police montée, car il est important de préciser qu’une police montée à également comme utilités la visibilité, la mobilité, la rapidité, la proximité. Pour cela nous vous renvoyons au mémoire de Licence en Criminologie de Stany LEDIEU : « Renouveau de l’usage du cheval dans les services de police. Description – Explication – Evaluation ».

La sangle d’attache d’étriers.

Cette sangle, inspirée de celle utilisée au Horse-Ball, mais surtout de la sangle présente sur certains modèles de selle de voltige cosaque, a été retravaillée par des selliers du Yoseikan Bajutsu. Reliant les deux étriers entre eux, et réglable, elle a comme grand avantage de donner mobilité et sécurité au cavalier. Saisi dans le but d’être désarçonné, le cavalier se retrouvera en équilibrage sur le côté, tenu au moyen de sa sangle d’attache à la force de ses jambes, et disposera de ses deux mains libres, soit pour se défendre, parer, porter un coup, saisir, se dégager, faire une clef, ou entrer une technique d’embarquement, ou encore menotter. A la force de ses jambes et de ses abdominaux, le cavalier pourra se remonter en selle sans l’usage de ses mains.

Voici ce que Monsieur DEMOL en disait lui-même dans la presse il y a peu ; « Le Bajutsu sert nos cavaliers au quotidien. L’un d’eux a maîtrisé, sans descendre de son cheval, un voleur à la tire qui s’enfuyait, en l’attrapant par le cou pour l’immobiliser. En marge de ces techniques pointues, le Bajutsu permet d’affranchir nos cavaliers et d’habituer leurs montures aux réalités de la ville (pêtards, fanfares, jet d’objets, …). »

En mai 1996, trois mois après le début des formations, voici ce que répondait le Commissaire en Chef Luc DEMOL à un journaliste qui l’interrogeait sur les utilisations pratiques de ces leçons ; « Elles sont nombreuses : citons les arrestations de voleurs (une dizaine effectuées jusqu’à présent), les manifestations, ou encore, le réglage de la circulation dans certaines circonstances. Sans oublier que le 2 juin, les chevaux affronteront pour la troisième année la foule de la ducasse ! ».

La Ducasse ou fête du « Doudou » attire chaque année des dizaines et dizaines de milliers de personnes dans la ville de Mons. C’est évidemment l’occasion pour nos policiers à cheval de se montrer en habit de parade et d’ouvrir le défilé des personnalités politiques. Généralement, 3 policiers à cheval ouvrent ce cortège au travers de milliers de personnes hurlant, chantant, buvant, etc… Il faut savoir que durant ce « travail » des gens touchent les chevaux, y compris sur la croupe, lance des gobelets (en plastic dans le meilleur des cas), ou se poussent sur les chevaux. Ce travail de professionnels est certainement une épreuve que peu voudrait endurer, ce qui est tout au mérite de Monsieur DEMOL, de ses hommes et des chevaux de la Police de Mons.

Le travail des chevaux.

Outre le travail classique de dressage (très important dans la préparation physique du cheval – souplesse, équilibre, soumission, etc…), le travail spécifique de dressage du cheval de police a toute son importance.
Qu’il soit présenté sous forme de jeu ou dans un scénario-type, le travail du cheval de police est capital.
En fait, il n’y a pas de formule miracle. Tous les exercices possibles et imaginables peuvent constituer de bons exercices de préparation pour un cheval de police. Par exemple : passer sur des bâches ou sacs plastics, franchir un mur de feu, passer sur un « matelas » de pêtards, accompagner une fanfare, déplier une carte, marcher près d’un voiture pour enfant ou d’un vélo, passer un portique avec des banderoles ou des mannequins, etc…
Tout est bon et important, et pour cela Stany LEDIEU et ses assistants ne manquent pas d’exercices, mais ce qui compte plus que tout c’est la façon dont l’exercice est abordé, et comment il est amené. Comment le préparer, le présenter et l’aborder ? Anciennement Stany LEDIEU se déplaçait jusque Mons pour donner les cours. Actuellement, les policiers se déplacent par petits groupes pour suivre des journées complètes de stage aux Ecuries du Grand Royal. Souvent encore, des chevaux de la Police de Mons appréhendent certains exercices et n’osent franchir certains « obstacles » qu’on leur présente. Stany LEDIEU met alors des chevaux de ses Ecuries dans la piste afin qu’ils fassent ces exercices et facilitent le travail des cavaliers qui pourront acquérir les bonnes réactions et habitudes. Naturellement, les chevaux des Ecuries du Grand Royal ne font pas cela tous les jours, puisqu’il s’agit d’une Ecole d’Equitation et de Dressage avant tout. Cela permet juste de comprendre que c’est dans l’approche de l’exercice, mais surtout dans la préparation physique et mental du cheval que le travail se prépare. En effet, il est bien connu qu’un cheval qui ne réagit pas devant un camion rouge, vert, bleu, etc… a surpris son cavalier parce qu’il avait un jour eu peur d’un camion jaune par exemple. Cela peut s’éviter par un juste travail de préparation même s’il n’y a pas de sciences exactes en équitation et qu’un cheval reste un animal foncièrement imprévisible quand une chose lui fait peur.
Ainsi, il y a peu, Stany LEDIEU a du mettre des chevaux dans un passage d’un mur de feu pour les besoins d’un reportage TV. Il travaillait un nouveau cheval qu’il venait d’acheter 2 mois plus tôt. Il décida de faire franchir ce mur de feu à ce nouveau cheval, il serait pour l’occasion encadré de deux autres chevaux d’Ecole. Dès la mise à feu, le cheval fut à peine surpris par le bruit de l’implosion, et alors que s’élevait devant lui un mur de flammes de plus de deux mètres de haut, le cheval sous la selle de Stany LEDIEU n’hésita pas à s’élancer et à traverser cet obstacle hors du commun. Il s’agissait d'un cheval de sang ibérique, vraiment pas le genre placide et froid. Stany a expliqué cela par le travail de préparation qu’il faisait quotidiennement depuis deux mois avec ce cheval. Jamais ils n’avaient ensemble approché une flamme, mais la préparation physique et mental du cheval, accompagné d’une mise en confiance établie par la communication avait permis un tel résultat.

Confiance en soi et philosophie.

Il va de soi que la sangle d’attache d’étriers apporte à elle-seule un sentiment de sécurité, de confort et de confiance en soi très important. Mais ce n’est pas uniquement cela. L’ensemble des techniques apportent énormément aux cavaliers. Aux chevaux aussi d’ailleurs, puisque le travail porte autant sur le cavalier que sur le cheval dans la mesure où ils sont associés lors du plus grand nombre d’exercices. Ensuite, chacun, cheval et cavalier, a ses techniques propres. Pour le cheval, le travail spécifique de dressage classique, mais aussi la mise en confiance, l’approche de son ou ses cavaliers, le mise en place de la communication, indispensable à une bonne collaboration. Et surtout, « l’explication » par l’homme, de la notion de respect réciproque, car c’est l’homme qui apprend au cheval le respect, mais c’est le cheval qui apprend à l’homme à rester humble.
Le cavalier travaille également de son côté : une certaine philosophie martiale, les techniques mains nues à pied, les clefs, les projections, les chutes, etc… et le travail au « tonneau » (= cheval factice).

En définitive, ces cavaliers-policiers deviennent aussi confiants et sûrs d’eux que le sont des pratiquants chevronnés de Yoseikan Bajutsu. Ils connaissent leurs techniques, les chevaux, ils sont habitués à une série de conditions parfois extrêmes, et surprenantes (mises à l’épreuve des réactions) et peuvent déjà faire face à pas mal de situations.

Certains dirigeants de la Police de Mons l’ont d’ailleurs bien compris. Là-bas, 2 cavaliers suffisent autour des salles de Basket ou des terrains de foot lors de matchs dit « à risques ». Et il paraît que régulièrement nos cavaliers réalisent des « exploits » au niveau de leurs interventions et que leur efficacité n’est plus à mettre en doute. Certains collègues ou supérieurs qui n’avaient pas encore compris l’utilité de chevaux au sein d’un corps de police auraient d’ailleurs changé d’avis depuis.

 

Contactez nous : info@bajutsu.com
Copyright - Bajutsu - Tous droits réservés-1999/2005
Stany LEDIEU - 440 chaussée de Namur à 5030 BEUZET (BELGIQUE)
Tél/fax 32(0)81/56.08.18 - Portable 32(0)475/76.94.39
webmaster