LE YOSEIKAN BAJUTSU

Les arts martiaux japonais à cheval.
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Dernière mise à jour : lundi 28 mars, 2005
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KYU-JUTSU - La visée et les différents types de décoches

Notre tir à l’arc (à cheval) est un tir instinctif. Viser en tir instinctif consiste surtout à ne pas viser. En clair, le cerveau enregistre tous les paramètres du vol de votre flèche : vitesse, trajectoire, angle de tir, puissance de l’arc. Il les assimile au cours de l’entraînement par la répétition systématique du même geste. Une fois que ces données sont acquises, le cerveau restituera aux membres la position du tir. Il est recommandé de conserver toujours le même poids de flèche, la même rigidité de tube, le même poids de pointe pour la même puissance d’arc. La concentration du tireur à une importance capitale. Une fois que le regard de l’archer a déterminé le but à atteindre, il ne doit plus le lâcher. L’arc et la flèche doivent se dissoudre au profit de l’action. C’est pour augmenter l’importance du champ de vision de la cible qu’il faut pencher légèrement l’arc sur le côté. Cette position d’arc permet également une meilleure portance de la flèche sur le repose-flèche pour le tir rapide. En développant cette technique, on obtient l’impression que la flèche est dans le mille avant même d’avoir décoché.

Le mode de préhension de la flèche en tir instinctif est de type méditerranéen (ou prise-cigarette) : un doigt au-dessus de l’encoche, deux doigts en-dessous.

Certains utilisent la prise en canon de fusil (trois doigts en-dessous) pour le tir instinctif. En fait, cette technique peut être utilisée pour le tir à pied. Les trois doigts sont donc groupés en-dessous de l’encoche. Le point d’ancrage (endroit du visage ou du corps où l’archer amène sa main et l’ensemble corde-encoche) se place sous les yeux et le tireur vise alors le long du fût de la flèche comme au long d’un canon de fusil. Le tireur sait alors qu’il doit pointer sa flèche à tant de centimètres en-dessous de la cible à une distance courte, plein mille à une autre distance et tant de centimètres au-dessus à une distance plus longue. Cette technique peut être redoutablement efficace mais présente des aspects négatifs : au-delà de la distance où l’on peut viser en mettant la pointe de flèche plein mille dans la cible, la flèche, la main et la poignée d’arc cachent la partie exacte a atteindre de la cible. De plus, les trois doigts positionnés en-dessous de l’encoche créent un angle de corde à l’intérieur de cette dernière. De ce fait, comme la corde n’appuie que sur la moitié supérieure de l’encoche, celle-ci reçoit systématiquement un coup violent à chaque décoche. La répétition de ce coup peut provoquer la casse de l’encoche et le lâcher à vide de l’arc (facteur de 60 % des bris d’arcs). Une variante habile du tir en canon de fusil consiste à pointer systématiquement la pointe sur le centre de la cible et à descendre la main et l’encoche le long du visage. La hausse est donc faite ici d’une graduation imaginaire partant de la paupière pour aller vers la commissure des lèvres. L’avantage de cette variante est d’éliminer la perte de la vision de la cible à grande distance.

Il est inutile de rentrer dans des considérations techniques de réglages des nock, de cordes, etc…, toutefois une bonne manière de régler le nock est la suivante : si votre flèche tape en cible avec l’encoche relevée, descendez votre nock set, si votre flèche rentre en cible avec l’encoche basse, relevez votre nock set.

Il faut savoir qu’en général la prise méditerranéenne permet un meilleur contrôle de la flèche lors de déplacements ou lors d’un tir rapide. Il est important lorsqu’on utilise ce type de décoche de ne pas serrer l’encoche avec les doigts, car d’une part la flèche aura tendance à quitter le repose-flèche et d’autre part, le tir sera dévié.

 

  • Décoche primaire :
Il s’agit de la décoche la plus simple (utilisée d’ailleurs naturellement par tous les enfants du monde). Il suffit de saisir la flèche entre le pouce et l’index. La flèche utilisée avec cette méthode possède généralement un renflement au talon qui est strié ou rugueux pour assurer une meilleure prise.
 
  • Décoche secondaire :
La flèche est maintenue par le pouce et l’index replié, mais le majeur et l’annulaire portent sur la corde, permettant à l’archer d’utiliser un arc plus puissant.
 
  • Décoche tertiaire :
Consiste à maintenir l’index presque droit et non replié (comme dans les deux premières méthodes) et l’extrémité du majeur et de l’annulaire tirent la corde, la flèche étant maintenue entre les extrémités du pouce et du majeur.
 
  • Décoche méditerranéenne :

Elle consiste à tirer la corde avec l’extrémité de l’index, du majeur et de l’annulaire ; le pouce est inerte et le petit doit est rarement utilisé. Index au-dessus de l’encoche, majeur et annulaire en-dessous.

Variante : en utilisant que l’index et le majeur, soit parce qu’on a plus de force, soit parce que l’arc est moins puissant.

 
  • Décoche mongole :
La corde est tirée en arrière par le pouce fortement replié, tandis que l’index se replie à l’extrémité du pouce pour l’aider à se maintenir en position. La flèche est maintenue à la hauteur de la jonction de l’index et du pouce.
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